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Nepal

Santé, Assainissement et Autonomisation des femmes et des enfants dans 8 communautés des deux municipalités rurales de Sunapati et Khandadevi du District de Ramechhap au Népal.
Partenaire local: Community Development Society (CDS)
Gestionnaires du projet : Marc Schuman, Camille Groos, Patricia Schons
Durée du projet : 1er janvier 2021-31 décembre 2023
Bénéficiaires du projet : avant tout femmes, enfants et jeunes des quartiers en question
Budget : 494 207,93 (sur une période de 3 ans, cofinancé à hauteur de 80% par le MAEE et avec une contribution locale de 27 000 €)
Ce projet (troisième phase) s’inscrit dans une série de projets de développement visant l’amélioration durable de la santé et des installations sanitaires dans les communautés défavorisées. Ci-dessous quelques mots d’explication par rapport aux besoins identifiés et aux actions déjà entreprises et achevées avec succès lors des deux premières phases.
Présentation du point de départ et des besoins
L’ensemble de la population du Népal, en particulier celle vivant dans les zones rurales comme le district de Ramechhap, est exposée au risque d’infection et de mortalité par les maladies transmissibles, la malnutrition, la diarrhée et d’autres problèmes liés à la santé. Les services de soins de santé, d’hygiène, de nutrition et d’assainissement au Népal sont de qualité inférieure et n’atteignent pas une grande partie de la population, en particulier dans les zones rurales. Les personnes défavorisées ont un accès limité aux soins de santé de base en raison de leur faible disponibilité, du manque d’éducation sanitaire et des croyances traditionnelles contradictoires.
Les huit communautés choisies font partie de celles extrêmement pauvres et marginalisées du district. La plupart de la population (76,80 % du total des ménages) dépend de l’agriculture pour sa subsistance, la plupart des femmes sont engagées dans des activités agricoles du matin au soir. Elles n’ont donc pas assez de temps pour s’occuper de leurs enfants. Cela conduit à de mauvaises conditions de santé pour les mères et les enfants.
En raison de l’éloignement du district et de la médiocrité des infrastructures, la plupart des établissements de santé manquent par ailleurs d’installations sanitaires et de personnel de santé adéquats.
Première et deuxième phases du projet
Dans les communautés de Khandadevi, Majhuwa, Rakathum, Dimipokhari et Khaniyapani, les première et deuxième phases du projet ont contribué de manière significative à une réduction des maladies d’origine hydrique grâce à l’amélioration des conditions sanitaires et l’assainissement des ménages. Le projet a permis de financer la construction et l’installation de 985 toilettes, 7 systèmes d’approvisionnement en eau potable et plus de 500 fours de cuisson améliorés.
L’accès aux soins de santé primaires est entre-temps garanti grâce à des services de santé durables et de qualité au niveau local. Trois centres de santé et dix cliniques de proximité ont notamment reçu des médicaments et des équipements et ont bénéficié de personnel de santé supplémentaire, ce qui leur permet d’assurer un service plus régulier.
Le projet a également contribué à l’autonomisation des femmes pour leur permettre de s’émanciper économiquement, de réduire la malnutrition et d’assurer leur bien-être au niveau familial.
La troisième phase
Huit communautés, à savoir Khandadevi, Majhuwa, Rakathum, Dimipokhari, Khaniyapani, Bethan, Hiledevi et Gunsi de deux municipalités rurales sont proposées pour cette troisième phase, car elles font partie des communautés marginalisées et sont contiguës les unes aux autres. Il s’agit principalement de communautés indigènes, en particulier Tamang, Newar, Magar, Majhi et Thami, qui sont extrêmement pauvres et sous-développées en ce qui concerne la santé, l’éducation et les questions socio-économiques. Ces communautés ont été sélectionnées sur base de clusters en tenant compte du cadre physiographique et de la forte présence de communautés indigènes et marginalisées.
Selon les recommandations de l’évaluation indépendante de la deuxième phase, il est à présent nécessaire de renforcer les organisations communautaires locales, en particulier les réseaux de femmes dans les communautés déjà soutenues dans les phases précédentes (Khandadevi, Majhuwa, Rakathum, Dimipokhari, Khaniyapani) pour assurer la durabilité des résultats obtenus jusqu’à présent.
La situation dans les trois nouvelles communautés (Bethan, Hiledevi et Gunsi ) étant similaire, outre le renforcement des organisations communautaires locales (groupes de femmes, jeunes et enfants), il importe d’y lutter également contre la mortalité maternelle et infantile, la déshydratation et les maladies hydriques, la malnutrition et les maladies infectieuses et d’assurer ainsi une meilleure santé de base et une autonomisation des communautés défavorisées.
Les principaux résultats ou impacts attendus
-Services de santé réguliers et améliorés grâce à 8 postes de santé et 16 cliniques de proximité pour environ 20 000 personnes dans 8 communautés.
-Progrès substantiels en matière de maternité sans risque et de santé génésique des femmes.
-Amélioration de l’hygiène et de l’assainissement par la construction de 5 systèmes d’eau potable.
-15 structures communautaires (8 réseaux de femmes, 8 réseaux d’enfants et 5 réseaux de jeunes) seront créées et/ou renforcées.
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2020: Lutte contre la pandémie COVID-19. Achat de matériel de protection et d’hygiène, développement de petits systèmes d’adduction d’eau potable pour l’installation de points d’eau dans les lieux stratégiques pour promouvoir le lavage des mains, campagne d’affichage de promotion des gestes barrières et la bonne utilisation des masques de protection.